Les GIFs animés, cette vieillerie toujours sur la brèche

Savez-vous qu’est-ce que c’est un GIF ? C’est un fichier représentant une image, à l’instar des formats plus connus JPG ou PNG : c’est en quelque sorte leur ancêtre. Pourtant, loin de disparaître de nos pages internet au profit de standards plus modernes et performants, il bénéficie d’un regain d’intérêt grâce à une fonctionnalité qui le caractérise : l’animation.

Créé par Compuserve il y a environ 30 ans, le GIF permettait de télécharger des images en couleurs, compressées pour en réduire le volume à l’époque où les communications à distance disposaient de débits très faibles.

En 1993 le navigateur Mosaic intégrait la possibilité d’afficher des GIFs directement dans une page web. L’intégration du JPG arrive un an plus tard, introduite par le navigateur Netscape.

Le format GIF est bien supporté par la presque totalité des navigateurs internet actuels.

Le format GIF utilise une compression sans dégradation de l’image (utile pour garder, par exemple, la netteté des textes). Une image GIF est limitée à une palette de 256 couleurs : une limitation importante pour l’affichage de photos de qualité.

La spécificité (presque) unique du GIF est que le même fichier peut contenir plusieurs images qui sont affichées en séquence : cela permet de créer des effets d’animation sans recourir aux formats vidéo, beaucoup plus lourds et complexes.

Dans les années 2000, avec le JPG pour les photos, le PNG pour les graphiques et les dessins, FLASH et JavaScript pour les animations, ce format avait été mis à l’écart par les développeurs web, en réaction à une utilisation exagérée et peu esthétique qui lui avait forgé une réputation kitch et vulgaire.

 

En 2014 Twitter intègre les GIFs dans ses twitts, et l’année suivante c’est Facebook qui permet à ses utilisateurs de partager des GIFs animés. Les nombreuses bibliothèques d’images disponibles sur le web attirent le public, et le GIF devient populaire sur les réseaux sociaux.

Le format Flash, qui était devenu un standard pour les animations, pose des problèmes pour son support incertain dans les médias mobiles. Le GIF est redécouvert par les développeurs, d’autant plus que son algorithme de compression est passé dans le domaine public, favorisant l’apparition de nombreux logiciels de création et de manipulation de ce format.

Au milieu des techniques de création mises à la disposition des développeurs créatifs, le GIF animé trouve sa place avec ses spécificités, et s’intègre dans les pages web techniques et didactiques, mais aussi dans le web-marketing et dans le mailing.

Les séquences de films

C’est devenu une mode, depuis que des applications permettent de transformer facilement en image animée des courtes séquences filmées. L’humour est très présent dans ces réalisations, et le meilleur effet est obtenu quand la suture (le moment où l’on reboucle de la dernière image à la première) n’est pas visible.

Les alertes, les messages, les appels à l’action

Très efficaces pour attirer l’attention de l’utilisateur, les voyants et les boutons animés doivent néanmoins être utilisés avec parcimonie et pertinence. Abuser des effets d’animation peut provoquer l’effet contraire, avec le rejet inconscient par l’utilisateur du message transmis.

Quelques outils

Nombreux sont les logiciels et les applications en ligne pour produire des GIFs. En premier, l’incontournable Gimp pour tout type de traitement et de conversion d’images : https://www.gimp.org/fr. Gimp est vraiment un outil à tout faire, dont on tire profit une fois qu’on en maîtrise bien les fonctionnalités.

Des outils en ligne, beaucoup plus simples d’utilisation, sont consacrés à la création de GIFs animés, que ce soit à partir d’une séquence vidéo ou d’un ensemble d’images :

 

 

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